D’une expo-sciences à la conservation des forêts : le parcours de Jordan Green
Pour Jordan Green, la forêt est son bureau. Une grande partie de ses journées se déroule sur le terrain, à installer de l’équipement de suivi et à recueillir des données afin de mieux comprendre les plantes et les animaux qui vivent dans les forêts aménagées.
Jordan s’est joint à Irving Woodlands en janvier à titre de coordonnateur de recherche, où il est responsable du déploiement du réseau de suivi de la biodiversité de l’entreprise.
Jusqu’à maintenant, il a installé plus de 260 enregistreurs de chants d’oiseaux et 280 caméras de surveillance de la faune sur les terres aménagées par Irving Woodlands. Grâce à ce travail, Jordan contribue à éclairer les décisions en matière d’aménagement forestier et à approfondir les connaissances sur la biodiversité en forêt.
Cette passion pour l’écologie forestière ne date pas d’hier.
En 2e année, Jordan a réalisé un projet d’expo-sciences sur le lynx du Canada. L’année suivante, il a choisi les couleuvres rayées comme sujet d’étude.
« Quand je regarde les photos de ces projets aujourd’hui, c’est fascinant de voir à quel point ma carrière a bouclé la boucle, » dit-il.

Cette passion a continué de grandir tout au long de ses études secondaires. En 12e année, Jordan a collaboré avec un enseignant pour obtenir une importante subvention visant à réduire l’empreinte carbone de son école.
Grâce à ce financement, Jordan a dirigé des projets visant à remplacer l’éclairage de l’école par des systèmes plus écoénergétiques et à installer des robinets à faible débit pour réduire la consommation d’eau. Les fonds restants ont été versés à l’acquisition d’une réserve naturelle locale, couvrant à l’époque près de la moitié du coût du terrain.
« Cette subvention m’a fait réaliser qu’il était possible de faire carrière en gestion de l’environnement, » explique Jordan.
Jordan a obtenu un baccalauréat en gestion de l’environnement et des ressources naturelles à l’Université du Nouveau‑Brunswick, avant de poursuivre ses études à la maîtrise en foresterie.
C’est au cours de ses études supérieures qu’il a développé son réseau de suivi de la biodiversité, un système qu’il continue d’élargir dans le cadre de son travail chez Irving Woodlands.
« Pour vraiment comprendre ce que nous cherchons à conserver, nous devons d’abord le mesurer, » affirme Jordan. « Une fois que nous pouvons établir des liens entre différentes espèces d’oiseaux et de mammifères et certaines caractéristiques de la forêt, nous sommes mieux en mesure de préserver ces écosystèmes et les communautés animales qui y vivent. »
